Résumé

France, depuis trois années au moins…

Cependant, si dans un moment de prospérité, le spéculateur riche a prélevé des bénéfices considérables sur le travail des ouvriers, n'est-il pas juste qu'il en sacrifie une partie à entretenir le travail lors même qu'il ne lui rapporte plus rien, ou qu'il lui est onéreux momentanément? Cela paraît naturel et incontestable. S'il en était ainsi, l'ouvrier serait heureux et tranquille; il ne quitterait jamais sa profession pour se lancer dans les hasards de la fortune, et rarement, en France, on le verrait.
Source : Gallica

France, depuis trois années au moins…

La cause subversive de notre état social vient en partie de ce que le travail manuel n'a jamais été assez honoré en France, et de la mauvaise répartition du salaire. Tantôt certains ouvriers gagneront trop relativement à d'autres qui ne gagneront rien; tantôt il y a cessation complète du travail : de là, une misère publique qui porte de suite le peuple à la révolte.
Quand on manque de tout, on a pour ennemi celui qui est dans l'aisance. Malheureusement aujourd'hui, quiconque a ce qu'il lui faut, s'inquiète fort peu du reste; et le chacun-pour-soi est par trop à la mode.
Source : Gallica

France, depuis trois années au moins…

Il n'y a plus guère en France, dans la partie supérieure de la société, que des spéculateurs se disputant la fortune par le mensonge ou la fourberie ; des riches qui retiennent le salaire dû au travail ou poursuivent impitoyablement leurs débiteurs au moment où ceux-ci ont-le plus besoin de Confiance et de crédit.
On ne doit pas se dissimuler que le XIXe siècle, à celte époque, n'aime que l'or. Sans ce mobile, l'homme le plus vertueux n'est rien et demeure même sans ressources : il faut qu'il vive rongé par la misère et le désespoir
Source : Gallica

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