Résumé

Auguste Galimard Rapport fait au nom de la Société libre des beaux-arts… (1847)

Lesueur, dit M. Vitet, a toujours été simple, vrai, parce que sa nature le voulait; il ne s'est pas fait une méthode rétrospective, il ne s'est pas donné je ne sais quel aspect du moyen-âge, il s'est montré tel qu'il était : seul moyen de ne ressembler à personne. Aussi, quand on l'appelle le Raphaël français, on se trompe, si on veut dire qu'il fut l'imitateur du grand peintre romain : jamais il n'a imité ses oeuvres, mais il a trouvé par bonheur, la route que Raphaël aurait suivie s'il eût été Lesueur, la voie du vrai beau, c'est-à-dire l'expression de la simplicité.
Source : Gallica

Auguste Galimard Rapport fait au nom de la Société libre des beaux-arts… (1847)

L'école de Raphaël elle même répudia cette image de la beauté simple et primitive que le maître, au commencement de sa vie, avait adorée avec la ferveur d'un croyant,
L'âge d'or n'avait duré que quelques jours : on vit bientôt s'étendre et s'affermir les conquêtes de la manière; une méthode expéditive et systématique remplaça les douces aspirations de l'esprit humain qui animèrent ces incomparables madones douées de la beauté incorporelle la plus pure.
Source : Gallica

Auguste Galimard Rapport fait au nom de la Société libre des beaux-arts… (1847)

C'est, remarque M. Vitet, au milieu de ces illusions, c'est dans cette atmosphère d'erreurs, de faux systèmes, de folles théories, que nos jeunes artistes français se lançaient avec une aveugle et confiante ardeur.
Quant à Lesueur, nous le retrouvons dans l'atelier de Vouet, dont il suivait les conseils avec docilité ; mais, entraîné à son insu dans une autre voie, il était saisi d'admiration à la vue de quelques peintures apportées d'Italie.
Source : Gallica

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