Gérard Seguin, De l'enseignement académique et des récompenses hiérarchiques offertes aux artistes (1863)
“ N'est-ce pas lui qui, loin de chercher à élever l'enfant jusqu'à l'homme, l'habitue de bonne heure aux langes de la médiocrité? Plus tard, l'arbre porte ses fruits, et l'artiste, en perdant le sentiment de sa dignité, perd en même temps l'amour saint et pur de l'art; ainsi dépravé, il oublie le seul but digne de sa mission en ce monde, celui de réaliser le sentiment du beau dont il reçoit le germe en naissant, pour ne plus voir que des hochets, et ne plus rêver qu'aux mesquines récompenses devenues en quelque sorte la garantie de son existence. ”
