Résumé

Gérard Seguin De l'enseignement académique et des récompenses hiérarchiques offertes aux artistes (1863)

N'est-ce pas lui qui, loin de chercher à élever l'enfant jusqu'à l'homme, l'habitue de bonne heure aux langes de la médiocrité? Plus tard, l'arbre porte ses fruits, et l'artiste, en perdant le sentiment de sa dignité, perd en même temps l'amour saint et pur de l'art; ainsi dépravé, il oublie le seul but digne de sa mission en ce monde, celui de réaliser le sentiment du beau dont il reçoit le germe en naissant, pour ne plus voir que des hochets, et ne plus rêver qu'aux mesquines récompenses devenues en quelque sorte la garantie de son existence.
Source : Gallica

Gérard Seguin De l'enseignement académique et des récompenses hiérarchiques offertes aux artistes (1863)

Mais quel rapport entre ces écoles formées d'inspiration par une sainte famille d'hommes doués des mêmes aptitudes dans l'art, et les Académies, avec leurs règlements, leurs bureaux, leurs présidents, leur secrétaires trop perpétuels, et surtout leur enseignement bâtard? Comment ne pas comprendre qu'une assemblée d'hommes ayant tous des perceptions différentes, sont nécessairement obligés d'adopter pour l'éducation des élèves une sorte de moyenne qui ne peut que mener à la médiocrité, de quelque nom qu'on veuille déguiser cette médiocrité?
Source : Gallica

Gérard Seguin De l'enseignement académique et des récompenses hiérarchiques offertes aux artistes (1863)

Sans doute, il se trouve dans l'art comme en toutes choses une échelle du bien et du mal; mais comme le but du véritable artiste n'est pas le plus ou le moins dans le bien, mais le bien absolu, assigner à ce bien des degrés, et en faire l'objet d'une mesquine rémunération, c'est donner un appât aux intelligences vulgaires, et souvent décourager le vrai talent, qui ne peut ni ne doit s'accommoder de si peu.
Source : Gallica

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