Romain Rolland,
Jean-Christophe – La Révolte
“ Elle n’avait pas besoin de la joie, elle pouvait s’accommoder de la tristesse : sa source était dans son trop-plein de vie, dans sa force, mère de tout bonheur et de toute vertu. Vivre, vivre trop !... Qui ne sent point en lui cette ivresse de la force, cette jubilation de vivre, — fût-ce au fond du malheur, — n’est pas un artiste. C’est là la pierre de touche. La vraie grandeur se reconnaît au pouvoir de jubiler, dans la joie et la peine. Un Mendelssohn ou un Brahms, dieux des brouillards d’octobre et de la petite pluie, n’ont jamais connu ce pouvoir divin. Christophe le sentait en lui ”
