Résumé

Louis et Auguste Ruellan , prêtres de la Compagnie de Jésus (1891)

“ DIEU l'aimait, DIEU l'avait séparé de toute joie terrestre, DIEU l'attirait à son intimité ; que lui fallait-il de plus, et n'avait-il pas raison de s'écrier : « La grâce d'être ici ! J'en bénis DIEU, je l'en bénis à tout instant du jour ! »
Il était de cette forte race qui accueille vraiment la consolation comme un répit entre deux
batailles, mais dont le cœur est à la souffrance, parce que son cœur est à JÉSUS crucifié. Aux épreuves actuelles qu'il aimait, le Père Ruellan eût préféré une peine plus lourde encore.
”
Source : Gallica

Louis et Auguste Ruellan , prêtres de la Compagnie de Jésus (1891)

“ « Priez bien pour moi, écrivait-il à l'un de ses frères, pour que mon peu d'esprit religieux ne s'évapore pas parmi les trop grandes activités du ministère.
Obtenez-moi surtout de bien aimer les embarras, les humiliations, les croix, en un mot, tout ce qu'a aimé Notre-Seigneur, et de ne pas perdre les âmes par mes sottises et mes péchés au lieu de les sauver. Et à un autre : « Obtenez-moi donc l'humilité, le vrai dévouement, l'amour brûlant du bon DIEU et des âmes ! mais le vrai saint amour,
qui oublie tout absolument pour ne penser qu'aux âmes et au bon DIEU ! »
”
Source : Gallica

Louis et Auguste Ruellan , prêtres de la Compagnie de Jésus (1891)

“ « Quelle misère ! et quelle croix pour le cœur ! Franchement, à vous dire tout, je souffre beaucoup, beaucoup, de voir comme
on délaisse, comme on dédaigne le bon DIEU dans ce pays-ci! Et, me semblet-il, je ne fais rien ! Les Indiens sont mon unique consolation, mais je n'ai presque pas de rapports avec eux. Je ne désespère pas toutefois. Je prie. Je visite mes catholiques ; nous sommes bons amis. Je fais semblant d'être joyeux et de les estimer, mais ils me font bien souffrir par leur indifférence. Ah ! si je pouvais leur faire aimer Notre-Seigneur!»
”
Source : Gallica

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