Frédéric Plessis

Frédéric Plessis

Résumé

Portrait de Frédéric Plessis Frédéric Plessis Le Parnasse contemporain/1876

Le Seigneur nous a dit : « Va ! fléchis ta superbe.
L’homme est la fleur des champs qui fleurit pour un jour,
Et ce jour est rapide et passe comme l’herbe.
« Le puissant, tout à coup, croule comme une tour,
Et voici, flagellé dans la trombé éternelle,
Celui qui confondit la luxure et l’Amour.
« Quand l’Ange sur la mer déploîra sa grande aile,
Oiseau divin guidant la barque au léger poids,
Crois-tu qu’il prenne à bord une âme criminelle ? »
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Portrait de Frédéric Plessis Frédéric Plessis Le Parnasse contemporain/1876

LES DEUX ARCHERS
Aimer d’un grand amour une grande beauté
N’est point un culte faux et te garde du blâme,
Si ton cœur, attendri par cet amour, s’enflamme
D’un zèle universel de sainte charité.
La Grâce peut vouloir qu’un Ange ait emprunté
Pour ton salut les traits d’une angélique Dame,
Puisque c’est en songeant à ses yeux, que ton âme,
Affligée ici-bas, songe à l’éternité.
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Portrait de Frédéric Plessis Frédéric Plessis Le Parnasse contemporain/1876

Tout, depuis le nœud bleu sous le petit col blanc
Ou la simple croix d’or, avec la robe noire
Qui garde dans ses plis mon pauvre cœur tremblant,
Jusqu’au ruban léger qui, du col à la taille,
Par derrière flottait à tous vos mouvements,
Tout est là dans mon cœur et revit et m’assaille
En me faisant souffrir de durs et chers tourments.
Puisqu’il est une grâce intime et naturelle,
Selon que le costume est bien ou mal porté,
Vivez, ô mon Amie ! et demeurez fidèle
À ce culte élégant de la simplicité.
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