Judith Gautier,
Les Cruautés de l’Amour
“ Pavel retint ses chevaux. — Adieu, cher André, adieu ! dit Clélia, ne m’oublie pas. Je penserai souvent à toi. — Voyez donc, quel temps radieux, dit-il ; l’air sent bon, le soleil brûle ; on dirait un jour de fête. N’est-ce pas un bon présage pour le départ ? — Que veulent dire ces paroles incohérentes ? perds-tu l’esprit, André ? s’écria Clélia. Le jeune homme sourit. — Ah ! si j’étais fou ! dit-il. — Mais, qu’as-tu ? Ton regard est effrayant... — Adieu ! cria-t-il. Adieu, ma belle fiancée ! Et il s’enfuit à travers champs. — Que saint Serge nous protège ! ”
