“ Je jetai ma craie et mon livre et me mis à arpenter la chambre. Mais je me rappelai que nous devions nous confesser dans la journée et qu’il fallait s’abstenir de tout ce qui est mal ; je devins tout à coup d’une humeur spéciale, toute bénigne, et je m’approchai de Kolia. « Attends, Kolia, je vais t’aider, » dis-je en m’efforçant de prendre une voix très douce ; l’idée que j’agissais bien en surmontant mon irritation et en aidant Kolia avait encore augmenté ma douceur. Le mastic était enlevé, les clous redressés, mais Kolia avait beau tirer de toutes ses forces, le châssis ne bougeait pas. ”
Kolia
Définition et enjeux
Kolia apparaît comme un personnage récurrent dans la littérature russe du XIXe siècle, souvent chargé de nuances sociales et éducatives. Ivan Tourgueniev le présente comme un enfant au cœur des interactions familiales et sociales, tandis que Léon Tolstoï le place dans des scènes introspectives, marquées par des conflits émotionnels.
Fédor Dostoïevski, quant à lui, le situe dans un contexte plus lyrique, mettant en valeur l'innocence et l'émotion. Ces approches diverses révèlent Kolia comme un reflet des enjeux de l'éducation, de la jeunesse et des rapports humains, illustrés par des auteurs qui ont sculpté la psychologie des personnages à travers des dialogues et des situations précises.
Citations sur “Kolia”
Ivan Tourgueniev,
Terres vierges
“ Kolia, dans sa belle petite veste à boutons d’or, fut le héros de la journée ; on le combla de félicitations et de cadeaux ; sur l’escalier d’honneur et sur l’escalier de service, les ouvriers de fabrique, les dvorovié [3] , les vieilles femmes, les petites filles, vinrent lui baiser la main ; les paysans, suivant la vieille coutume du temps du servage, bourdonnaient confusément devant la maison, autour des tables couvertes de gâteaux et de bouteilles d’eau-de-vie. ”
Ivan Tourgueniev,
Terres vierges
“ Elle remplissait dans la maison le rôle de menin ou de gouverneur de Kolia ; quand on plaça Néjdanof entre elle et son élève, son visage ridé exprima le mécontentement. Kolia regardait du coin de l’œil son nouveau voisin ; l’intelligent petit garçon devina bientôt que son professeur était embarrassé : — en effet, Néjdanof ne levait pas les yeux et ne mangeait presque pas. Kolia n’en éprouva aucun déplaisir ; il avait toujours eu peur que son professeur ne fût un monsieur sévère et irascible. Valentine aussi regardait Néjdanof. ”
