Georges Pellerin, Le roman d'un blasé (1879)
“ Ah ! assez de préambules, assez d'épreuves! j'ai hâte de goûter à l'amour! A quoi bon faire souffrir, quand on peut rendre heureux? A quoi bon souffrir, soi-même, quand on n'a qu'à tendre la main, pour saisir le bonheur ? — Tenez, princesse, savez-vous ce qui m'a sauvé? j'ai pleuré, moi, j'ai pleuré, et j'ai entrevu le bonheur à travers cette larme. La princesse écoutait, les lèvres pincées par une moue de pitié dédaigneuse. Quand il s'arrêta, tremblant d'émotion : — Décidément, mon cher, répliqua-t-elle, vous tenez pour le ridicule. — Le ridicule ! Le ridicule est la religion des sots. ”
