Résumé

Portrait de Louise de Coligny Louise de Coligny Lettres de Louise de Coligny, princesse d'Orange à sa belle-fille Charlotte-Brabantine de Nassau… (1872)

Vous en pouvez savoir la vérité mieux que nous, et je prie Dieu de tout mon coeur qu'elle soit telle que je la désire. Je crains bien que les affaires que monsieur votre frère avoit avec elle ne seront pas mortes avec elle; au contraire, je crois qu'il aura une plus forte partie en M. le Prince. Il faut voir ce que le temps nous apprendra : Dieu conduira tout s'il lui plaît. Je l'en supplie et qu'il vous donne, Madame ma chère fille, tout heur, bénédiction et contentement en votre mariage.
Source : Gallica

Portrait de Louise de Coligny Louise de Coligny Lettres de Louise de Coligny, princesse d'Orange à sa belle-fille Charlotte-Brabantine de Nassau… (1872)

Voici en quels termes Mademoiselle Anne de Rohan, intime amie de Madame de la Trémoille, lui en parle dans sa lettre du 9 février : « Je me servirai de celle-ci pour vous témoigner le déplaisir que j'ai de la mort de Madame votre belle-soeur, sachant combien vous la ressentez... C'est un malheur qui a bien surpris tout le monde, car cette princesse avoit la mine de vivre cent ans. Cette jeunesse est bien à plaindre, et nous doit faire penser combien est court le cours de cette vie, afin que nous ayons envie de l'employer au service de Dieu. »
Source : Gallica

Portrait de Louise de Coligny Louise de Coligny Lettres de Louise de Coligny, princesse d'Orange à sa belle-fille Charlotte-Brabantine de Nassau… (1872)

Madame ma chère fille, j'apprends avec beaucoup de regret que vous êtes toujours à la poursuite de vos procès. Je vous en plains infiniment, car je crois que c'est un des plus fâcheux exercices du monde; encore pourvu qu'il plaise à Dieu que vous en ayez une bonne issue, vos peines ne seront pas tant à plaindre. On m'a dit que l'on vous a, ces jours passés, donné une mauvaise, mais, Dieu merci, fausse nouvelle, de la mort de M. le comte Guillaume (1) , et que même vous en avez pris le deuil jusqu'à ce que le comte Jean, votre cousin, a passé à Paris, qui vous l'a fait laisser.
Source : Gallica

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