Anne Bignan, Napoléon en Russie : poème en six chants (1839)
“ Mais ces graves accens, présage de trépas, Se perdent étouffés dans l'ivresse qu'inspire L'hymne guerrier qui veille au salut de l'empire. Quel est d'abord ce roi qu'un généreux élan A ravi pour l'honneur aux loisirs de Milan? C'est Eugène; sa gloire, à deux peuples si chère, Donne un fils à la France, à l'Italie un père. Compagnon du héros qui daigna l'adopter, De triomphe en triomphe on l'a vu l'escorter, Et, fidèle au géant de la grande épopée, Il portera pour lui son dernier coup d'épée. Quel autre?. c'est Murat. Son cheval a frémi, Prêt à courir soudain contre quelque ennemi. ”
