Résumé

La république (1870)

“ « Vous entendez des batailles et des bruits de batailles : que votre coeur ne se trouble pas! » Courage donc, espoir, confiance en Dieu et dignité sans jactance, dans celte grande épreuve de la patrie.
La patrie ! on ne sait combien on l'aime que dans des moments comme ceux-ci. Tout l'amour qu'on a pour soi-même, pour sa famille, pour ses amis, est renfermé dans ce grand amour. La patrie ! c'est la société des choses divines et humaines, c'est-à-dire les foyers, les autels, les tombeaux de nos pères, la justice, les biens, l'honneur et la sûreté de la vie.
”
Source : Gallica

La république (1870)

“ J'ai entendu en rougissant récriminer contre la France et exalter la puissance victorieuse. Je ne veux pas ici toucher, même de loin, à la politique : j'aurais horreur de blesser les vaincus ou de saluer un vainqueur; mais tout entierà mon pays, je ne saurais m'accoutumer à entendre dire que nos ennemis ont toutes les vertus et sont un peuple modèle, parce qu'ils ont su faire à grands frais, de leur pays, un arsenal et un camp. Non, non, comme le disait une reine illustre, la mère du roi actuel de Prusse: «Je crois en Dieu, je ne crois pas à la force; la justice seule est stable. » ”
Source : Gallica

La république (1870)

“ A Dieu ne plaise, je le redis, que je veuille préconiser la rébellion des fils contre leurs pères. Non, mille fois, non ! Je déplore tous les jours l'absence de l'esprit de famille et l'oubli des devoirs si doux de la piété filiale.
Je veux simplement constater ici une loi, un fait:
Dans la vie de l'homme, il y a un temps pour le règne de l'autorité absolue, un temps pour celui de l'autorité tempérée, un temps pour l'émancipation et la liberté.
”
Source : Gallica

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