Résumé

Cléobule Lettres politiques dédiées aux jeunes gens… (1848)

Dieu n'abaisse la hauteur des cieux que pour celui qui agit ; mais le ciel est d'airain pour des lâches ; et la terre n'est qu'un lit d'épines pour le paresseux qui y cherche du repos.
Or on ne peut rien politiquement sans un gouvernement ; et, à défaut de celui-ci, sans un parti. Et comme il s'agit aujourd'hui d'avoir avec la charte un gouvernement même ; on comprend pourquoi on ne peut rien sans un parti.
Comment composer et organiser ce parti ?
Il faudrait le composer de ceux de tous les partis, qui veulent avant tout la France et des principes.
Source : Gallica

Cléobule Lettres politiques dédiées aux jeunes gens… (1848)

L'Université préside seule dans le fauteuil des académiciens , pérore seule dans la chaire des facultés, dogmatisé seule dans la tribune des journaux, et gouverne seule dans les bureaux de l'Etat : dire donc à l'Etat qu'il livre l'Université et qu'il se livre lui-même pour qu'on lui arrache l'âme , pour qu'il ne reste de lui qu'un cadavre , c'est vouloir en vérité ne pas obtenir la liberté même avec le droit commun.
On croit dans le monde que les jésuites sont les plus habiles et les moins saints de tous les hommes : c'est le contraire plutôt qui est seul vrai.
Source : Gallica

Cléobule Lettres politiques dédiées aux jeunes gens… (1848)

La passion peut conspirer pour un parti, mais c'est la science seule qui constituera la France et qui la gouvernera.
Or, pour qu'elle ait ses élus et qu'elle accomplisse par eux ses destinées , il lui faut le coeur des jeunes gens , sans qui, du reste, il ne s'est rien fait et il ne se fera jamais rien de grand en politique , comme l'a dit M. de Maistre.
Il nous faut des hommes qui n'aient pas leurs principes par un parti, mais qui n'aient un parti que pour leurs principes : et la France sera sauvée, et avec elle, l'Europe.
Source : Gallica

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