Résumé

L'empire et les partis (1862)

Il est l'homme de la liberté, mais il est en même temps l'homme de l'ordre, cette première base de tout gouvernement qui veut durer. Ce grand principe de la souveraineté du peuple est appelé à faire le tour de l'Europe. Expansif par lui-même, comme tout ce qui est d'évidence première et de sens commun, il s'étend et se propage de peuple à peuple par une force qui lui est propre. Il est si simple et si clair, que tout homme qui cherche sincèrement la vérité en politique ne peut le méconnaître.
Source : Gallica

L'empire et les partis (1862)

Le Français aime l'égalité, non pas pour élever jusqu'à lui l'homme qui lui est inférieur, mais en réalité pour s'élever lui-même jusqu'à celui qui lui est supérieur. La France est militaire. Elle aime à respirer la fumée des champs de bataille, et un général heureux pourra toujours chez elle échanger son chapeau à plumes contre une couronne d'or. Certes, on aurait tort de nier les bienfaits de la révolution, c'est elle, en définitive, qui a fait la France ce qu'elle est aujourd'hui, et l'État repose sur les grands principes qu'elle a proclamés.
Source : Gallica

L'empire et les partis (1862)

La royauté qui vient de traverser les guerres de la Ligue, dure épreuve où elle s'est fortifiée au vent de l'orage, et qui n'a plus à redouter la féodalité frappée par Louis XI et abattue par Richelieu, s'élève fièrement sur les débris du moyen âge, dont les ombres vont toujours s'affaiblissant. Elle règne en souveraine, et malheur à qui oserait toucher à sa couronne qu'elle prétend ne tenir que de Dieu et de ses aïeux! Les Bourbons sont maîtres absolus et le peuple se courbe devant eux, heureux encore quand on lui permet de crier de temps en temps : vive le roi !
Source : Gallica

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