Résumé

Aux ouvriers. Faut-il nommer Louis-Napoléon président de la république… (1848)

Si tout le monde était comme nous, avec bon bras, bon coeur et bonne volonté, on s'entendrait facilement ; mais il y a grand nombre de gens qui trouvent leur intérêt à tout embrouiller; laquais et courtisans, aristocrates et exploiteurs, il leur faut un maître qui nous tonde, un berger qui nous mène ; si nous consentons à devenir ses moutons, ils seront volontiers ses chiens, à eux la garde du troupeau dont ils auront les os à ronger.
Aussi, à peine était venue notre pauvre République, qu'ils voulaient déjà nous l'enlever.
Pour défendre notre droit, le droit du peuple, que faire aujourd'hui?
Source : Gallica

Aux ouvriers. Faut-il nommer Louis-Napoléon président de la république… (1848)

Le prince! Dans une république démocratique , un prince ! Pour gouverner une nation qui veut des réformes sociales, un prince ! Si on nous avait dit cela en février, alors qu'il n'y avait plus ni nobles ni princes d'aucune sorte, Caussidière aurait eu beau placarder ses affiches et tambouriner ses proclamations, nous n'aurions pas abattu nos barricades, et si le prince avait encore voulu devenir président ou consul, empereur ou roi, nous lui aurions dit : Voyez ces pavés entassés, c'est là la couronne que la République réserve aux ambitieux
Source : Gallica

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