Résumé

Napoléon. Une page d'histoire (1875)

Chercher uniquement les garanties de la liberté dans les conditions restrictives mises à l'exercice de l'autorité, c'est faire de la défiance entre gouvernants et gouvernés un principe de gouvernement; c'est placer imprudemment en face du pouvoir une provocation permanente, qui le décourage ou l'irrite, le sollicite à l'inaction ou à la violence, et, dans tous les cas, lui souffle la dangereuse tentation de s'anranchir. S'imaginer qu'on maintiendra l'ordre en jetant le pouvoir dans l'alternative de prendre sa charge au rabais ou d'être brisé, ce n'est pas même une utopie, c'estime puérilité.
Source : Gallica

Napoléon. Une page d'histoire (1875)

LE DIVORCE
CÔTÉ HISTORIQUE DE LA QUESTION.
La loi des Juifs consacrait la répudiation. La répudiation convient à l'enfance des sociétés, dont le propre est de placer l'unité dans le despotisme, au lieu de la placer dans l'harmonie.
Quoi de plus tyrannique, en effet, que d'accorder ici à l'homme un droit qu'on refuse à la femme?
Toutefois, la répudiation était la
reconnaissance de ce principe, que le but social du mariage étant la reproduction de l'espèce, il faut que le mariage soit dissous, quand ce but ne peut être atteint.
Source : Gallica

Napoléon. Une page d'histoire (1875)

Voilà l'accueil que la société garde aux erreurs triomphantes du mari : quel accueil garde-t-elle aux faiblesses de la femme? Ah! qui ne sait qu'ici l'opinion est sans pitié ? Pour la femme innocente, pas de liberté : tous les regards l'épient; la malignité publique prend possession de sa conduite; on cherche un commencement de roman dans son sourire; on interprète méchamment son moindre geste, et souvent sa vertu n'est pas un sûr abri pour sa réputation : elle fait des envieuses quand elle ne fait pas des mécontents.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature