François-Nicolas Mollien

Élements biographiques

François-Nicolas Mollien Mémoires d'un ministre du Trésor public… (1845)

Vaincu ou mort, Napoléon aurait rempli sa trop grande destinée. La France serait réduite à acheter la paix, et si c'était l'empereur de Russie qui vînt lui en dicter les conditions à la tête de toutes les armées de l'Europe, une telle révolution ne porterait-elle pas dans son sein des événements plus grands peut-être encore que celle qui, après avoir détruit la monarchie en France, l'avait rétablie dans les mains de celui qui voulait faire de la France le centre dominateur de toutes les monarchies du monde?
Source : Gallica

François-Nicolas Mollien Mémoires d'un ministre du Trésor public… (1845)

C'était malheureusement moins au profit de leurs développements qu'à celui de sa grandeur et de sa puissance que Napoléon avait fini par employer l'autorité que la France lui avait donnée sur elle; et cependant elle n'a pas reculé devant les nombreux sacrifices qu'il lui imposait; mais plus il croissait en puissance, plus il parvenait à acquérir à sa grandeur de hautes garanties, plus aussi l'Angleterre cherchait à se donner et à acheter à tout prix sur le continent, qui paraissait si soumis à Napoléon, des complices de sa haine profonde contre un tel rival en domination.
Source : Gallica

François-Nicolas Mollien Éclaircissemens sur les lois, les budgets et les comptes de finances… (1818)

Le raisonnement le plus simple ne démontre-t-il pas que le Trésor royal, ayant sur tous les points de la France des comptables chargés du recouvrement des revenus de l'Etat, et déjà rétribués pour ce travail, doit trouver en eux des instrumens mieux appropriés et plus économiques que nuls autres ne pourroient l'être pour faire ce service de banque, et effectuer ces mouvemens de fonds journaliers que nécessite l'inégalité naturelle des proportions dans lesquelles sont distribués les ressources et les besoins ?
Source : Gallica

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