Henry Hertrich

Élements biographiques

Henry Hertrich Les théories monétaires au XIVe siècle… (1899)

Les espèces d'or et d'argent ne sont point une marchandise, ayant une valeur intrinsèque et constituant une mesure commune des échanges. L'or et l'argent, convertis en monnaie, ne sont que des signes conventionnels dépendant de l'autorité. L'effigie
du prince donne seule de la valeur aux pièces et, dès lors, il dépend de la volonté du souverain de faire varier à son gré cette valeur, en modifiant le nom, le poids, le titre des pièces, au besoin en remplaçant les métaux précieux par d'autres signes conventionnels qui auront, si tel est son bon plaisir, la même valeur.
Source : Gallica

Henry Hertrich Les théories monétaires au XIVe siècle… (1899)

D'autre part, sous l'influence de toutes ces altérations, l'or et l'argent disparaissent du royaume, et, quelles que soient les prohibitions faites, partent pour les pays où ils ont une plus grande valeur.
Ainsi Oresme formulait le grand principe auquel sir Thomas Gresham devait, au XVIe siècle donner son nom. La mauvaise monnaie chasse la honne, disait Gresham. « Les hummes, dit Oresme portent leur monnaie la où ils savent qu'elle a le plus de valeur. Le trésor royal ne trouve plus de monnaie à refondre, et il semble qu'il n'y ait plus de métal dans le pays. »
Source : Gallica

Henry Hertrich Les théories monétaires au XIVe siècle… (1899)

C'est une scandaleuse lâcheté pour le pouvoir royal que de souffrir, en son pays, toutes ces variations du numéraire; il change d'un jour à l'autre,
d'une ville à la ville voisine, si bien que le peuple en arrive à ne jamais savoir ce que vaut un denier d'or ou d'argent. On en est réduit à vendre sa monnaie et à en discuter le prix, comme on le fait des marchandises ordinaires.
Ainsi la chose qui devrait avoir le plus de fixité est celle qui en a le moins. C'est le déshonneur du prince que de ne pas punir les fauteurs de pareils désordres.
Source : Gallica

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