Auguste Walras

Élements biographiques

Auguste Walras,  Revue mensuelle d’économie politique

“ Combien y a-t-il, ou pour mieux dire, combien n’y a-t-il pas d’espèces de vin, de laine, de froment ? Combien de qualités de bois, d’huile, d’étoffes et de tissus de toute nature ? Quelle idée pouvons-nous nous faire d’une aune de toile ou de drap, si l’on n’a pas le soin de nous en indiquer la qualité ? Voilà certes un désavantage évident que nous n’éprouvons point lorsqu’il s’agit des métaux précieux. Quand on nous parle d’une once d’or ou d’une livre d’argent, nous savons qu’il est question de la seule et unique espèce d’or ou d’argent qu’il y ait dans la nature. ”
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Auguste Walras,  Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques

“ En partant de la production, de l’industrie ou du travail, on ne va pas au fond de la question qui nous occupe, celle de l’origine de la valeur échangeable. On se fait illusion sur la nature de la richesse sociale, et sur le véritable objet de l’économie politique ; on construit une théorie telle quelle de la production ; on décrit avec un certain degré de fidélité le rôle de l’industrie et des manufactures, mais on ne donne point une théorie exacte et complète de la valeur d’échange, de sa nature et de son origine. ”
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Auguste Walras,  Revue mensuelle d’économie politique

“ La monnaie, disons-nous, est une marchandise, et, sous ce point de vue, elle a une valeur qu’elle tire des métaux précieux dont elle est formée, ou, pour mieux dire, la monnaie n’est autre chose que les métaux précieux eux-mêmes se prêtant à un nouvel usage, ou fonctionnant d’une nouvelle manière. Lors donc qu’on mesure la monnaie, on la mesure comme valeur et non point comme marchandise. La monnaie, considérée comme monnaie, n’est point une grandeur appréciable, à moins qu’on ne veuille la considérer sous le rapport de son poids ou de son volume. ”
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