Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire Commentaire sur le livre Des Délits et des Peines

On ôte à la punition le seul caractère qui puisse la rendre légitime, celui d’être infligée pour le crime, et non décernée contre un tel coupable en particulier. Une loi qui permet à un juge de punir de mort lui assure l’impunité s’il use de cette permission, mais elle ne le disculpe point du crime de meurtre. Comment d’ailleurs imaginer qu’un crime grave soit tellement nuisible à la société que l’existence du coupable soit dangereuse, et que cependant ce crime puisse échapper à un législateur attentif, qu’il soit difficile de le prévoir ou de le bien déterminer ?
Source : Wikisource

Portrait de Voltaire Voltaire Commentaire sur le livre Des Délits et des Peines

Il n’y a d’autre parti à prendre en politique, avec une secte nouvelle, que de faire mourir sans pitié les chefs et les adhérents, hommes, femmes, enfants, sans en excepter un seul, ou de les tolérer quand la secte est nombreuse. Le premier parti est d’un monstre, le second est d’un sage.
Enchaînez à l’État tous les sujets de l’État par leur intérêt ; que le quaker et le Turc trouvent leur avantage à vivre sous vos lois. La religion est de Dieu à l’homme ; la loi civile est de vous à vos peuples.
Source : Wikisource

Portrait de Voltaire Voltaire Commentaire sur le livre Des Délits et des Peines

L’homicide de soi-même ne semble pas moins compris dans ce précepte que le meurtre du prochain. Or, s’il est des cas où il est permis de tuer son prochain, il est aussi des cas où il est permis de se tuer soi-même ; on ne doit attenter sur sa vie qu’après avoir consulté la raison.
L’autorité publique, qui tient la place de Dieu, peut disposer de notre vie. La raison de l’homme peut aussi tenir lieu de la raison de Dieu : c’est un rayon de la lumière éternelle [3] .
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature