Eugène Ernest Hubert, La Torture aux Pays-Bas autrichiens pendant le XVIIIe siècle
“ Pendant des siècles, la plupart des magistrats de l’Europe ont jugé qu’il n’était point permis de condamner un homme à mort avant qu’il n’eût avoué son crime. L’aveu du criminel était à leur avis indispensable, quelle que fût d’ailleurs l’évidence de la culpabilité. Toutes les formalités de l’instruction, toute l’habileté du magistrat semblent avoir l’obtention de cet aveu pour unique objectif. Si la résistance du prisonnier n’a pas été lassée par les sollicitations de l’interrogateur, ou entamée par ses menaces, la torture sera mise en œuvre. ”
