Henry Correvon

Henry Correvon

Résumé

Portrait de Henry Correvon Henry Correvon Les orchidées rustiques (1893)

J'ai vu là, à deux pas de la grande capitale enfiévrée, des sites alpins aussi naturels qu'à la montagne et des fleurs que j'avais peine à ne pas croire miraculeusement transportées de nos sommets glacés dans cet air étouffant. L'Epipactis palustris, les Orchis incarnata, militaris, Simia, les
Ophrys, les Cœloglossum, vivent là comme dans nos montagnes, et c'est merveille que de les y voir fleurir.
Source : Gallica

Portrait de Henry Correvon Henry Correvon Les orchidées rustiques (1893)

Nous y trouvons un tableau des plus remarquables de la nature dans ce qu'elle a de plus pittoresque et de vraiment beau. Ici ce sont des tapis de gentianes alpines, émaillant le fin gazon qu'il ne fauche jamais ; là, de grandes Ombellifères qu'on dirait n'avoir jamais eu d'autre demeure ; ailleurs nous trouvons des marécages tout remplis des espèces qui caractérisent les Sphaignes et les tourbes, et plus loin des champs d'Orchis, de Cypripèdes, des rochers garnis des plantes alpines les plus diverses.
Source : Gallica

Portrait de Henry Correvon Henry Correvon Les orchidées rustiques (1893)

Le nectar s'amasse dans un petit réservoir placé juste au-dessous du stigmate et l'insecte ne peut l'atteindre qu'au moment de l'éclosion de la fleur; il doit se contenter d'abord des gouttelettes sécrétées dans les saillies globuleuses de la partie inférieure du labelle et qu'une merveilleuse organisation a établies là pour faciliter le premier acte de la fécondation croisée, celui de l'enlèvement des pollinies.
Source : Gallica

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