Julien Costantin, La vie des orchidées (1917)
“ On pénétrait dans les serres d'Orchidées avec une ardente curiosité, comme dans quelque sanctuaire où se serait accompli un mystère intangible. Cette culture sans terre, ces racines aériennes, cette atmosphère lourde, vaporeuse, ces feuillages anormaux, ces allures étranges vous saisissaient tout d'abord, et si quelque fleur s'y épanouissait, avec ses formes originales, ses pétales charnus, ses couleurs sombres et son parfum pénétrant, on demeurait surpris, hésitant, émerveillé surtout de la nouveauté du spectacle et de la patience du cultivateur. ”
