Résumé

Julien Costantin Le transformisme appliqué à l'agriculture (1906)

La variation incessante des espèces de Darwin n'existe pas, le nombre des individus d'une espèce comme ses caractères dépendent de conditions de vie: c'est-à-dire de la concurrence des espèces, du climat et des actions indirectes d'une multitude de facteurs. Chaque type végétal et animal a une place déterminée à laquelle il est forcé de s'adapter. Les destructions se font de très bonne heure, avant que l'être soit à son complet développement et les adultes qui subsistent sont ceux pour lesquels il y a place. La concurrence détruit les plus mauvais et elle élimine les non adaptés.
Source : Gallica

Julien Costantin Le transformisme appliqué à l'agriculture (1906)

Si l'on s'occupe, par exemple, de la variation de densité de l'épi, on voit que, tandis que sur une même plante elle varie dans des limites très étroites, dans la descendance elle suit une loi de continuité qui peut être représentée par une courbe parabolique dont le maximum correspond au caractère moyen. Si la courbe, au lieu d'avoir la forme précédente, est à deux sommets, c'est qu'on a affaire à un mélange de sortes et l'on pourra faire la séparation à la génération suivante en cultivant uniquement des individus dont la densité de l'épi correspond aux deux sommets de la courbe.
Source : Gallica

Julien Costantin Le transformisme appliqué à l'agriculture (1906)

Il faut évidemment, quand on supprime un appendice quelconque pour la formation d'une monstruosité, que le nouvel organe produit éprouve un changement de nutrition, soit un accroissement, soit un amoindrissement. Si l'on veut-que cette action se fasse sentir, dans le cas d'une plante, sur la fleur, puis sur la graine et se transmette à la génération suivante, il faut évidemment que la nutrition générale soit modifiée.
Source : Gallica

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