L.-A. Unger, Histoire critique des exploits et vicissitudes de la cavalerie pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire… (1848-1849)
“ Cette manière de voir est fondée cependant, tout injustifiable qu'elle est, sur une incontestable vérité : c'est que la bataille d'Eylau arrêta le progrès de l'opération des Français, et que, dans ce sens, ce fut un avantage réel pour les Russes. Mais de là il y a loin encore à penser que l'armée française eût tellement perdu sa supériorité, qu'il n'y aurait plus eu qu'à lui donner le coup de grâce, et l'esprit d'exagération pouvait seul représenter les Russes comme vainqueurs, uniquement parce que, grâce à leur courage incontesté, ils n'avaient pas subi une défaite complète. ”
