Jean Mauclère, Contes arabes (1951)
“ Il apporta sous son bras, et roulé, le tapis de prières du maître, ce tapis qui le suivait partout. Touchant légèrement le dormeur à l'épaule, il prononça, d'une voix déférente : — Seigneur, il est temps... Mais brusquement, Yhya jeta un cri : si doucement qu'il eût touché l'homme de Dieu, celui-ci s'était écroulé comme un cèdre foudroyé. Et le saint marabout restait là sans mouvement, sans chaleur, sans vie. Il était mort! Allah avait exaucé le dernier vœu de son zélé serviteur. Celui-ci n'avait-il pas dit : quel bel endroit pour y dormir son dernier sommeil? Il y dormait. ”
