Résumé

La France d'Outre-Mer et l'agriculture française… (1934)

L'avenir de Madagascar, malgré les circonstances pénibles que la colonisation traverse encore, ne doit pas nous causer beaucoup d'inquiétudes. La colonie n'a jamais été un pays de brusques mouvements en avant, de fortunes rapidement édifiées. On n'a pas pu spéculer sur la hausse d'un produit qui a fait la richesse de toute une région comme le caoutchouc ou l'arachide, mais voici deux ou trois fois, depuis l'occupation française, que des crises graves, presque aussi graves que celle-ci, se sont produites ; on a cru que Madagascar était en pleine régression, et la Grande Ile s'en est tirée.
Source : Gallica

La France d'Outre-Mer et l'agriculture française… (1934)

Nous n'avons pas, en matière d'importation, une politique logique et saine. Je vous avoue que, sentant l'intérêt majeur qu'il y aurait aujourd'hui à faire ce bloc économique de l'empire France et Colonies, qui nous permettrait presque de nous passer du reste du monde (car lorsque le reste du monde aurait à nous fournir ce que nous ne produisons pas, le charbon, le pétrole, le coton, le cuivre, nous lui achèterions alors dans la proportion où il nous achèterait) , je redoute une scission prochaine entre les intérêts de la France et les intérêts de son empire colonial.
Source : Gallica

La France d'Outre-Mer et l'agriculture française… (1934)

Ne vaut-il pas mieux s'entendre entre pays dont le prix de revient est sensiblement équivalent ? Les pays en question ne sont-ils pas à un niveau au moins rapproché de civilisation et de culture ? Ne représentent-ils pas, au demeurant, une entité géographique bien déterminée : cet Occident européen qui peut faire contre-poids dans l'ordre économique et politique à une Europe centrale encore en devenir ? Ne sont- ils pas, par ailleurs, à part la Grande-Bretagne, l'Espagne et le Portugal, les seuls détenteurs de territoires coloniaux ?
Source : Gallica

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