“ Ainsi fut suggérée à Moulay-Ismaïl l’idée d’instituer le corps des Abid (esclaves) . Par ses ordres, 14 000 nègres furent promptement réunis, et il en sortit la tribu des Bouakhar. Leur descendance servit au recrutement de la puissante armée, grâce à laquelle Moulay-Ismail parvint à tenir tout le Maroc. A sa mort, le registre des Abid comptait 150 000 hommes. Or, un marabout du Djebel ayant envoyé à Moulay-Ismaïl un précieux exemplaire du livre d’Abou Abdallah-el-Bokhari, qui fut l’auteur du recueil le plus célèbre de Hadith, le sultan fit cadeau du livre saint à ses Abid. ”
Moulay Ismail
Définition et enjeux
Citations sur “Moulay Ismail”
Henry de Castries, Revue des Deux Mondes
“ Le sultan Moulay Ismaïl lui-même, dans une lettre pleine de superbe adressée à Louis XIV, reconnaissait que « Dieu avait donné aux musulmans l’empire des terres, laissant aux païens celui de la mer. » — « Par Dieu, écrit Ben Aâïcha, le capitaine de la mer, le grand amiral de Salé, à son ami Pontchartrain, si les Arabes étaient gens à faire la guerre par mer et à monter les vaisseaux et les galères, nous ne laisserions pas passer un seul corsaire anglais dans le détroit de Gibraltar ; mais c’est que les Arabes ne connaissent que le dos de leurs chevaux [10] . » ”
“ L’une d’elles, dirigée par les Oudaya, milice du palais, qui jouait à Maroc le rôle des janissaires à Constantinople, put sembler menaçante au nouveau sultan. L’origine de cette milice explique sa puissance : Muley-Ismaïl avait amené du désert, où il était allé guerroyer contre le roi de Tombouctou, un grand nombre de noirs qu’il avait enrégimentés. Ce corps, isolé au milieu de populations qui le haïssaient, avait pour unique intérêt l’intérêt de son maître. Il parvint à le défaire de ses enfans et à pacifier l’empire. ”
Narcisse Cotte, Le Maroc contemporain (1860)
“ J'ai nommé la garde noire : il n'est pas sans intérêt de faire connaître le rôle que ce corps privilégié a rempli dans l'empire du Maroc. Sa puissance a été comparable à celle des janissaires en Orient ou des mamelouks en Egypte. Elle a survécu aux exécutions les plus sanglantes ; et ce qui en reste aujourd'hui est encore le principal instrument de domination du sultan Sidi-Mohammed. Moulaï-Ismaïl, quatrième prince de la dynastie des chérifs du Tafilelt, actuellement régnante, n'avait établi son autorité qu'au prix des luttes les plus orageuses. ”
H. de la Martinière, Revue des Deux Mondes
“ Dédaignant le souvenir des services politiques rendus à sa dynastie sous le règne de Moula-Ismaïl par le fondateur de la confrérie des Taïbiya, Moulaï-el-Hassan comblait de faveurs un membre jusqu’ici effacé d’une branche cadette des chérifs de Ouâzzan, agitateur dangereux et ambitieux. Contrairement à toutes les traditions, cet intrigant, ennemi personnel du grand chérif, fut même nommé pacha ou gouverneur de la petite ville de Ouâzzan, jusqu’alors fief indépendant et sorte de principauté soumise à la seule domination de la famille qui gouverne la confrérie de Moulaï-Taïeb. ”
Christine Trivulce de Belgiojoso, Les Deux Femmes d’Ismaïl-Bey
“ Si d’ailleurs il déférait Maleka à la justice, qu’en résulterait-il ? avait-il d’autres témoins à lui opposer que la vieille Grecque et les deux misérables arrêtés par Osman ? Maleka ne l’accuserait-elle pas, tout kadi qu’il était, ou du moins n’accuserait-elle pas Anifé et le jeune Osman d’avoir concerté une intrigue odieuse pour combler le vide que la mort avait laissé dans la famille d’Ismaïl, et pour rejeter sur l’épouse préférée de ce même Ismaïl la responsabilité d’un crime qui devait, s’il était prouvé, la perdre à tout jamais ? ”
Mohammad ibn Khāvand Chāh Mīrkhond, Histoire des Samanides (1845)
“ Il obtint la victoire , et l'on amena devant lui Nasr prisonnier. Ismail fit asseoir son frère sur le trône, lui baisa la main, et s'acquitta avec tant de soin des devoirs du respect et de la considération, que Nasr pensa qu'Ismaïl voulait se railler. Alors Ismaïl renvoya à Samarcand, avec la plus grande pompe, son frère, accompagné de ses serviteurs. Au moment des adieux, il lui dit : « Je m'occuperai, à Bokhara, en qualité de ton lieutenant, des soins du gouvernement. » Les chroniqueurs rapportent qu'Ismaïl était un prince bon et d'un caractère généreux. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ « Je suis Mulei-Ismael, qui vous ai engendrés pour ma gloire ; car je suis fort glorieux. Je vous aime tous tendrement; j’ai soin de vous comme une poule couve ses poussins. J’ai décrété qu’un de mes cadets aurait le royaume de Tafilet, qu’un autre posséderait à jamais Maroc ; et pour mes autres chers enfants, au nombre de quatre cent quatre-vingt-dix-huit, j’ordonne qu’on en roue la moitié, et qu’on brûle l’autre ; car je suis le seigneur Mulei-Ismael. » Vous prendriez assurément le marabout pour le plus grand fou que l’Afrique ait jamais produit. ”
Jean Du Taillis, Le nouveau Maroc (1923)
“ Presque au début, le long règne de Maulay-Ismail, le grand Sultan, transforme le Maroc et lui donne vraiment figure d'Empire. Comme tous les chorfa, il tient en respect les Berbères, mais les garde soigneusement à l'écart de son Maghsen et de son armée ; bien plus, soucieux de réunir pour la première fois sous sa domination effective les montagnards qui n'avaient jamais été qu'effleurés par les plus puissants de ses prédécesseurs, il sent l'importance de se constituer une armée fidèle et dévouée. ”
Jean Du Taillis, Le nouveau Maroc (1923)
“ Maulay-Ismail ! enfin Le Bâtisseur! Figure légendaire; son activité est débordante. A la tête de son armée de Bouakhar ou soldats noirs, il ne cesse de parcourir les tribus, les berbères comme les arabes, pacifiant, châtiant, organisant, affermissant son pouvoir par l'établissement de nombreuses places fortes. ”
Jean Du Taillis, Le nouveau Maroc (1923)
“ C'est alors que l'inquiétude se précise, que le doute grandit. Le pieux génie d'Abd-el-Moumen n'a pas empêché l'empire almohade de s'écrouler; si la civilisation des Mérinides a brillé du plus vif éclat, ce fut à peine un siècle ; les victoires dorées d'Ahmed-el-Mansour n'ont point garanti les Saadiens d'une décadence rapide; enfin Maulay-Ismail à peine disparu, le vieux Moghreb de retomber par étapes, en dépit des vigoureuses résistances d'un Maulay-Hassan, par exemple, dans la condition la plus humiliée. ”
H. de la Martinière, Revue des Deux Mondes
“ Moula-Ismaël ramène au Maroc les débris de son armée et ne cherche plus, dès lors, à entrer en lutte avec ses voisins. Un siècle environ se passe encore, durant lequel les souverains du Maghreb ne contestent plus la possession de la Moulouia. Ils se tiennent dans leurs anciennes limites. Mais en 1795, le sultan Moulai-Sliman, reprenant le chemin de l’est, envoie une expédition pour s’emparer d’Oudjda « qui, dit l’historien arabe El-Tordjemane, avec les tribus qui en dépendent, faisait alors partie du territoire turc. » ”
Christine Trivulce de Belgiojoso, Les Deux Femmes d’Ismaïl-Bey
“ Heureusement une femme trouve toujours moyen de se tirer d’un mauvais pas. Maleka avait des parens à Constantinople. Quelle est la Turque ou le Turc qui n’entretient pas quelques rapports avec l’un des bienheureux habitans de la métropole ? Elle persuada à Ismaïl-Bey qu’en allant trouver un certain cousin à elle, puissamment riche et fort versé dans la politique, elle en obtiendrait infailliblement des secours, peut-être même un emploi qui mettrait pour toujours le bey à l’abri des besoins et des poursuites. ”
Narcisse Cotte, Le Maroc contemporain (1860)
“ Moulaï-Ismaïl, en se donnant de tels esclaves, a préparé des maîtres à ses successeurs. On voit en effet, à la mort de ce despote, les chefs de la milice noire violer les coutumes de l'empire en élevant au trône un des plus jeunes fils de leur maître au préjudice de ses aînés; le soutenir avec des efforts acharnés contre les populations en révolte ; puis, par une nouvelle violation du droit d'hérédité, renverser ce qu'ils ont édifié de leurs mains et placer le pouvoir entre celles d'un oncle usurpateur. ”
Olympe Audouard,
Les mystères de l'Égypte dévoilés…
(1866)
“ Ainsi, on l'a vu et on le voit faisant mettre à sec les canaux de son frère pour empêcher ses récoltes, susciter mille ennuis à ses hommes d'affaires. C'est petit. Mais que voulez-vous; il ne faut pas oublier que le vice-roi Ismaïl a plus d'un Point de ressemblance avec les princes marchands des Indes ; toutes ses vues, son intelligence, sont portées vers le commerce. Se mériter l'amour de son Peuple par un bon et juste gouvernement, s'attirer des éloges des nations civilisées, c'est pour lui un détail. Son seul but, sa grande affaire, c'est d'amasser l'or!. ”
Christine Trivulce de Belgiojoso, Les Deux Femmes d’Ismaïl-Bey
“ Je te serai beaucoup plus utile ici qu’à Constantinople, où tu trouveras dans le cœur même de Maleka le plus puissant des auxiliaires. Ismaïl ne fut qu’à demi satisfait de ces excuses, mais il cacha ses soupçons d’autant mieux que Selim-Effendi était un rival tout aussi redoutable à Constantinople qu’en province, et Ismaïl ne l’ignorait pas. Le jour même, le bey quitta le village sous prétexte de se rendre à Saframbolo, chez un de ses amis qui l’avait invité à une partie de chasse ”
Maurice Le Glay,
Récits marocains de la plaine et des monts
(1920)
“ Le peuple commença à le détester. Lui n’hésita pas devant les pires violences pour se faire craindre et, comme il avait besoin de l’appui du Makhzen, il accentua à certains moments sa politique déférente à l’égard du Sultan. Celui-ci d’ailleurs, comptant sur le caïd pour tenir les Zaïane en respect, parcourait les montagnes voisines, passait au Tafilelt, ce qui n’était pas sans inquiéter sérieusement l’âme berbère de Moha. C’est au moment où Moulay Hassan était sur la Moulouya qu’il lui envoya en cadeau la petite Rabaha, alors âgée de douze ans, et dont voici la lettre. ”
Fernand Foureau,
Ma Mission de 1893-1894 chez les Touareg Azdjer…
(1894)
“ C'est pour cette raison que j'ai tenu tout particulièrement à soigner Ikhenoukhen et à m'attirer ses bonnes grâces, persuadé que je n'aurai perdu ni mon temps ni mes cadeaux. L'autre notable que j'ai cité plus haut, Moulay-ag-Khaddadj, n'a aucune espèce de pouvoir. Grand et maigre, et déjà âgé, c'est ce qu'on peut appeler un brave homme, dans le cerveau duquel ne germera jamais l'idée d'une trahison. Parlant avec plus de volubilité que ses congénères, il est peu écouté et personne ne le prend réellement au sérieux. ”
Narcisse Cotte, Le Maroc contemporain (1860)
“ Ismaïl rêvait la création d'un corps privilégié, dans des conditions telles que ce corps, garde personnelle du sultan, instrument aveugle et direct de ses volontés, trouvât dans son dévouement absolu a la personne du maître le plus sûr moyen de conserver et d'augmenter sa propre puissance. ”
Mme la Princesse Christine Trivulce de Belgiojoso, Les deux Femmes d’Ismail-Bey, récits turco-asiatiques…
“ Il y a deux ans que le bey Ismaïl, devenu le débiteur insolvable de ses deux femmes, a dû suivre les kavas dans la prison où il languit encore... Il a eu beau supplier tour à tour Maleka et Anifé. — Répudiez Maleka, lui dit celle-ci, et je déchire ma créance. — Répudiez Anifé, lui dit Maleka, et je signe un acquit des cent quinze mille piastres. — Faut-il ajouter que Maleka passe ses jours avec Selim, et qu’Anifé s’accoutume de plus en plus à la compagnie du jeune Osman ? Il y a de bonnes raisons, on le voit, pour que la captivité d’Ismaïl-Bey dure autant que sa vie. ”
Mme la Princesse Christine Trivulce de Belgiojoso, Les deux Femmes d’Ismail-Bey, récits turco-asiatiques…
“ Ceux-ci, après maintes génuflexions, lui présentèrent un ordre de l’autorité compétente lui enjoignant de payer immédiatement à sa légitime épouse Maleka la somme de cent quinze mille piastres qu’elle lui avait prêtée, ou de fournir caution pour le paiement de ladite somme, faute de quoi Ismaïl devait suivre les kavas à la prison pour dettes. Ismaïl ne se tint pas pour battu. ”
Reinhart Pieter Anne Dozy, Histoire des Musulmans d'Espagne…
“ Il espère trouver son père endormi, et cette fois il est bien résolu de lui ôter la vie. Mais tout à coup Motadhid se montre à la tête de ses soldats. A sa vue, les conspirateurs prennent précipitamment la fuite. Ismâîl réussit à franchir la muraille de la ville; mais des soldats lancés à sa poursuite l’atteignent et le ramènent prisonnier.Au comble de la fureur, son père le fit traîner au fond du palais, et, ayant éloigné tous les témoins, il le tua de ses propres mains. Il sévit aussi contre ses complices, ses amis, ses serviteurs, et même contre les femmes de son sérail. ”
Maurice Le Glay,
Récits marocains de la plaine et des monts
(1920)
“ Comment va votre caïd Moha ?Le titre de caïd suggérant à ces libertaires l’idée de soumission au pouvoir central, au sultan Moulay Hassan, était ce qu’il fallait pour achever de troubler l’opinion inquiète.Un énergumène derqaoui, vêtu de haillons rapiécés, un adepte d’Ali Amaouch, chef de la secte en montagne, vociféra :— Il n’y a de Dieu que Dieu ; hors de lui, pas de maître ! Moha veut se faire sultan. C’est Sidi Ali le Saint qui l’a dit ! ”
Mohammad ibn Khāvand Chāh Mīrkhond, Histoire des Samanides (1845)
“ Il est rapporté dans le Tarikhi Guzideh que, après la prise d'Amr, fils de Leïs, Ismaïl, ayant envoyé un chambellan auprès de ce prince, lui fit dire: «Si Dieu le veut, je te délivrerai de la colère du khalife.» Amr répondit, après avoir béni le nom d'Ismaïl : « Je sais qu'il n'y a point de moyen de me délivrer du khalife, et qu'Ismaïl, en parlant ainsi, dit ce qui est commandé par l'humanité. » ”
Gaston Dujarric, La vie du sultan Rabah : les français au Tchad (1902)
“ En réalité, Ismaïl avait sur le cœur le pillage à fond d'El Fâcher, où les troupes de Zobéir, et vraisemblablement Zobéir lui-même, étant arrivés bons premiers, s'étaient appropriés les immenses richesses du sultan vaincu, ses esclaves et les milliers de femmes qui composaient le harem de Brahim, sans réserver autre chose que les miettes de ce butin royal pour Ismaïl-Pacha et ses gens. Il devait, dit Slatin-Pacha, résulter de là, chez le gouverneur, une haine mortelle contre Zobéir, que dès lors, Ismaïl chercha par tous les moyens à desservir et à éloigner. ”
Maurice Le Glay,
Récits marocains de la plaine et des monts
(1920)
“ Le Sultan confia la fillette au harem de Marrakch où elle grandit. On prétend que Moulay Hassan la destinait à son fils Abd-el-Aziz. Mais celui-ci ne l’épousa point et la Berbère s’étiolait inconnue et oubliée dans la foule féminine de tout âge et de toutes conditions qui encombre les palais impériaux, lorsque Moulay Abd-el-Hafid, khalifat pour le Sud de son frère le Sultan et prétendant à le remplacer, s’appropria Rabaha et l’épousa.Ce fut un coup de maître. Hafid attachait à sa cause encore chancelante le chef le plus puissant du Maroc central. ”
Alphonse Certeux, Contributions au folk-lore des Arabes… (1884)
“ Etonné de ces merveilles, Ismaïl se jeta aux pieds de son serviteur et lui dit : « Ali le Fellah, sois béni entre tous, Prends tous mes biens, je te les donne, car il n'est pas juste qu'un ouali tel que toi soit sans fortune. Sois riche au Sahel ; pour moi je me fais derviche. » Le saint marabout refusa d'abord, mais sur les instances de son maître Ismaïl, il finit par accepter les richesses qu'on lui offrait. Sidi Ali Embarek (le Béni) augmenta encore plus, que par le passé la production de ses champs. ”
Eugène Pick, Les fastes de la guerre d'Orient… (1857)
“ Ce n'est qu'à minuit, et lorsque des douze cents réguliers il ne restait plus que cent soixante hommes, dont quatrevingt-dix blessés, que l'ennemi parvint à prendre la position d'assaut. Les quatre-vingt-dix blessés furent faits prisonniers et envoyés à Ismail. ”
Mme la Princesse Christine Trivulce de Belgiojoso, Les deux Femmes d’Ismail-Bey, récits turco-asiatiques…
“ Il avait des amis, des amis riches, et les dettes sont quelque chose de si peu sérieux en Turquie, qu’il n’est pas rare de voir des gens se porter garans pour des sommes dont ils ne pourraient seulement pas payer le quart. Ismaïl fit donc bonne contenance ; il engagea les kavas à s’asseoir, leur fit apporter du café et des pipes, et déclara qu’il allait leur donner satisfaction pleine et entière. Ayant fait appeler ensuite son kiaja, il le chargea d’aller prier immédiatement trois de ses amis, qui dépensaient beaucoup et ne comptaient jamais, de vouloir bien lui prêter caution. ”
Tinco Martinus Lycklama à Nijeholt, Voyage en Russie, au Caucase et en Perse… (1872-1875)
“ Les Ismaïliens sont plutôt musulmans, se rattachant au rite chiyte. Ils tirent leur nom de leur Imam préféré, Ismaïl, et descendent de ces redoutables Bathéniens ou Assassins, si connus par les chroniqueurs arabes et chrétiens des Croisades. ”
Emmanuel Grévin, Voyage au Hoggar : tourisme au Sahara (1936)
“ Nous, nous connaissons les pistes que les mauvais génies ignorent. Si tu t'écartais, si tu te perdais, tu risquerais de te trouver dans ces vallées où les djenoum battent le tobol sur les roches, roulent sans cesse d'énormes pierres, et les font, dans un bruit de tonnerre, tomber sur la tête du méhariste égaré... Et puis, ne me parle plus de tout cela, tu me rendrais fou. — Tu as raison, Moulay, il ne faut plus parler de ces choses, elles sont trop épouvantables. Dis-moi plutôt si Manrh'assa et Amakhoul auront bientôt réussi à récupérer nos Moulay prit un silex... ”
