Georges Legey

Élements biographiques

Georges Legey Grands hommes... Curieux hommes… (1933)

Dans la vallée supérieure de la Couze, dite de Chaudefour, le lac Chambon s'enfonce par un cirque admirable dans l'ancienne fournaise du Mont-Dore. C'est le plus aimable et le plus riant des lacs d'Auvergne par les sinuosités de ses rives, par ses petites îles et les bois de hêtres et de sapins qui le bordent vers le sud. Son attrait se double encore de la contemplation du « Saut de la Pucelle », énorme rocher
de lave taillé à pic qui le domine, et du château de Murols qui se dresse à son horizon.
Source : Gallica

Georges Legey Grands hommes... Curieux hommes… (1933)

Après le soleil couché, l'horizon étant devenu rouge comme un brasier qui va s'éteindre, le lac eut l'air d'une cuve de sang.
Soudain, sur la crête de la colline, la lune presque pleine se leva toute pâle, dans le firmament encore clair. Puis, à mesure que les ténèbres se répandaient sur la terre, elle monta, luisante et ronde, au-dessus du cratère tout rond, comme elle. Et lorsqu'elle fut haut dans le ciel, le lac eut l'air d'une cuve d'argent. Alors, sur sa surface, tout le jour immobile, on vit courir des frissons, tantôt lents et tantôt rapides.
Source : Gallica

Georges Legey Grands hommes... Curieux hommes… (1933)

D'un bassin à l'autre, à chaque détour, le décor change. Ce sont les roches verticales et abruptes qui les surplombent et les corniches vertigineuses d'où les sapins s'élancent dans le ciel. Les parois des rochers entre lesquels le lac semble dormir sont d'un effet magique lorsqu'elles sont vivement colorées par le soleil.
Après un grand détour, le lac finit brusquement et le Doubs paraît perdu. Mais non ! Son cours se reforme sous la pierre et d'un bond, la rivière plonge de 27 mètres dans un gour de profondeur inconnue. C'est le célébre Saut-du-Doubs.
Source : Gallica

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