Jean Tharaud,
Marrakech
(1943)
“ On monte un escalier brutal, et là-haut se découvre un spectacle si grandiose que du coup s'effacent de l'âme toutes les charmantes choses d'en bas. Imaginez autour de vous une immense étendue rosée de murailles et de terrasses dans une large ceinture verdoyante d'oliviers et de palmiers; et là, tout près, l'Atlas éblouissant de neige, pareil à une gigantesque vague, suspendue au bord d'une plage avec sa frange d'écume, dans l'émotion, semble-t-il, d'un mouvement arrêté qui va reprendre et s'écrouler tout à coup... ”

