Paille (agriculture)

Définition et enjeux

Alexis Riondet,  L'agriculture de la France méridionale… (1868)

“ La paille, comme nourriture pour les
bestiaux, ne donne qu'une alimentation bien inférieure, et il y a tout avantage à ne leur donner, surtout quand ils travaillent, que des fourrages et des grains. La paille, comme litière, peut, dans certains lieux, être remplacée par des plantes aquatiques données par les marais si nombreux sur les bords de la Méditerranée. Plus souvent encore, elle peut être remplacée par les végétaux qui croissent naturellement dans les bois et sur les montagnes, comme les cistes, les bruyères; les myrtes, les buis, les romarins, les lavandes et bien d'autres encore.
”
Source : Gallica

Portrait de François Rozier François Rozier,  Cours d’agriculture

“ Aussitôt que le blé est battu, on relègue les pailles dans des coins de grange ou dans les cours exposées à la pluie ; les longs et rudes hivers qui font souvent consommer tous les foins, avant le retour de l’herbe des prairies, et qui forcent de recourir à la paille, n’ont pas encore servi à désabuser les cultivateurs si éloignés d’apprécier la paille comme une ressource pour leurs bestiaux, qu’ils regardent comme une calamité mémorable, d’être contraints de les affourrager. ”
Source : Wikisource

Jean-Claude Crussard,  Principes d'agriculture rationnelle (1864)

“ L'emploi des pailles de céréales n'a donc sa raison d'être que dans quelques cas particuliers, comme celui résumé par le proverbe : cheval de paille, cheval de bataille ; mais surtout lorsque les aliments de meilleure qualité sont insuffisants. Dans ce cas, on substitue aux pailles, des litières de bruyères, de fougères, de genêts, des feuilles d'arbres, etc., et sous un certain rapport, l'engrais n'y perd pas, car ces matières sont plus riches en principes fertilisants que les pailles de céréales. ”
Source : Gallica

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