Résumé

Jean Pouillaude Une exploitation au sud-est de l'Artois… (1926)

Aujourd'hui, tout chante la résurrection, la plaine a repris sa prospérité d'antan, les vastes moissons couvrent à nouveau nos champs de leur parure, et les exploitations, encore un peu meurtries, sont plus florissantes que jamais. Aussi nous sommes heureux d'avoir entrepris ce modeste travail qui nous a permis de pénétrer plus profondément l'effort tenace et intelligent de nos agriculteurs, qui leur a fait faire de ce beau coin de l'Artois, l'une des régions les plus riches de la France.
Source : Gallica

Jean Pouillaude Une exploitation au sud-est de l'Artois… (1926)

En effet, les aliments forment la graisse avec l'excédent des sucs nourriciers qui servent à augmenter la masse du corps ou à réparer les pertes. Aussi, un animal dont le développement n'est pas complet ne prend pas à l'engrais de la viande et de la graisse en proportion de l'augmentation de son corps : c'est tout simplement parce que chez lui la nutrition se porte sur les os, les ligaments, les membranes et autres parties du corps sans valeur pour la boucherie ; c'est pourquoi l'engraissement est beaucoup plus long et plus difficile pour des animaux trop jeunes.
Source : Gallica

Jean Pouillaude Une exploitation au sud-est de l'Artois… (1926)

Ce sont toutes ces raisons qui font que les bovins sont rejetés des exploitations comme animaux de travail : on se contente d'engraisser directement les bœufs et les taureaux pendant la mauvaise saison, pour consommer les aliments qui se trouvent à la ferme, et surtout pour faire du fumier ; aussi nos exploitations, en été, semblent-elles vides et mornes, car une grande partie du bétail a quitté la ferme et l'agriculteur s'ennuie de ne plus pouvoir admirer sur les fumières la silhouette animée des taureaux et des bœufs.
Source : Gallica

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