Résumé

J.-M. Cavé Usages locaux de l'arrondissement de Fougères (1839)

L'intérêt de l'agriculture demande que les pailles de sortie soient coupées d'une manière convenable, afin que le fermier entrant en tire le meilleur parti; il serait à désirer que tous les cantons eussent une règle uniforme, mais on a dû se borner à constater l'usage reçu, de peur de froisser quelques intérêts. Si la paille d'écot est coupée trop haut, il y a perte de paille servant à la nourriture des bestiaux; si elle est coupée trop bas, il y a destruction des jeunes genêts ou du trèfle ensemencé; tout dépend du "genre de culture de la localité.
Source : Gallica

J.-M. Cavé Usages locaux de l'arrondissement de Fougères (1839)

A Saint-Brice et à Saint-Georges on dépate quelquefois jusqu'au pied de la haie ; c'est un abus de jouissance qu'il est - bon de réprimer en prenant en considération les intérêts de l'agriculture.
C'est à partir du pied de l'arbre que la distance de deux mètres doit être observée, car peu importe que le fermier rigole à une moindre distance toutes les fois qu'il n'y a pas d'arbres.
Mais rien n'empêche le fermier de dépater proche la haie et le fossé du voisin ( art. 672 ) . Il représente le propriétaire et a droit d'user de la chose comme le propriétaire lui-même.
Source : Gallica

J.-M. Cavé Usages locaux de l'arrondissement de Fougères (1839)

Le fermier dont les couvertures sont en mauvais état peut, au moyen d'une ruse bien connue, invoquer la force majeure et se dispenser de faire les réparations mises à sa charge : quand il vente fort, il n'a qu'à ouvrir les fenêtres et gerbières, le vent s'engouffre et la couverture en paille s'envole au gré du vent.
On conçoit facilement qu'il serait presqu'impossible au propriétaire de faire la preuve d'un fait semblable. C'est pour parer à pareil inconvénient que le fermier est tenu du tiers des dégradations causées par force majeure, quel que soit son temps de jouissance
Source : Gallica

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