Résumé

Jean-Baptiste Leclère Un prêtre, ou La société au XIXe siècle… (1838)

En s'en allant il dit au philosophe :
« Biaise, je vais te conter une chose dont je n'ai pas voulu l'entretenir devant ta femme, dans la crainte de lui causer de la peine, car elle m'aime Thérèse. Le bruit est venu à mes oreilles que toi, le marquis de Comac, le chef du pensionnat Rindoneau, et Clamart le notaire, vous cherchiez à me rebuter du service de ma cure. Je crois ce bruit fondé, puisque chaque jour mon autorité diminue; hier encore des polissons m'ont insulté dans un carrefour. Je suis vieux, vous vous repentirez de ne pas attendre respectueusement que la mort vous délivre de moi. »
Source : Gallica

Jean-Baptiste Leclère Un prêtre, ou La société au XIXe siècle… (1838)

Ce serait à moi de m'agenouiller à vos pieds ; n'êtes-vous pas l'homme le plus vertueux de la terre? Votre héroïsme surpasse celui de ce philosophe Jésus, qui n'endura qu'un supplice de courte durée ; il était sûr que la mort le délivrerait vite de son agonie. Mais vous, n'avez-vous pas accepté une agonie aussi longue que votre existence ?
— Oh! oui, c'est une longue et cruelle agonie que la mienne, depuis huit années qu'elle dure, car, depuis huit ans, je suis enseveli dans l'état de prêtre, que j'abhorre.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Leclère Un prêtre, ou La société au XIXe siècle… (1838)

Elle ne s'était jamais permis une si grande largesse; mais la joie qu'elle en ressentit fut glacée, comme l'avait été sa main en touchant avec douleur ces écus qui avaient payé l'armoire où ses père et mère serraient leur linge, leur table à manger, leur lit et la huche où elle pétrissait le pain, Thérèse..., pauvre petite Thérèse!
Cette idée de pitié sur elle-même remplit de sanglots le coeur de la bonne dame.
Pendant tout le temps que les ouvriers travaillèrent au salon, M. de Labretonnière laissa sa femme tranquille, car du matin au soir il se renfermait dans sa bibliothèque.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature