Résumé

Mahmoud Keyhan La force et le droit dans les relations internationales… (1936)

L'Etat a réalisé toujours, dans toute société, ce que la société a voulu. S'il y a une contrainte, s'il y a une sanction pour le droit, c'est que cette sanction est voulue par tous d'une façon générale, pour permettre la réalisation de ce que tous veulent. Ce que la Société désire, c'est la réalisation du droit, c'est l'ordre, et tant qu'il n'y a pas de récalcitrant et quelqu'un qui trouble l'ordre, il n'y a pas de sanctions, il n'y a pas de force contraignante.
Source : Gallica

Mahmoud Keyhan La force et le droit dans les relations internationales… (1936)

Un groupe sans chef serait à leurs yeux plongé dans l'anarchie, car le respect des droits de chacun ne peut pas être efficacement exigé. Mais ce chef, étant donné qu'il détient toute la force du groupe, tend de plus en plus vers l'absolutisme. Il n'admet aucun contrôle et ne tolère aucune immixtion de quelque nature qu'elle soit. C'est une autorité sans contrôle effectif. Il subsiste sûrement une opinion collective qui juge, qui apprécie les actes du chef. Elle peut, à elle seule, constituer un quasi-contrôle qui modère l'excès d'absolutisme et la rigueur d'arbitraire.
Source : Gallica

Mahmoud Keyhan La force et le droit dans les relations internationales… (1936)

Cette vérité reconnue déjà depuis longtemps a été de nos jours à nouveau exposée avec une force pénétrante par Darwin qui montra comment la vie de la nature se déroula dans une constante lutte pour l'existence, comment partout règne le droit du plus fort, mais comment aussi cette lutte dans sa cruauté apparente, favorise la sélection en éliminant ce qui est faible et maladif. Les formes qui survivent sont celles qui sont capables de se créer les conditions d'existence les plus favorables. En général, les individus les plus vigoureux réussissent pour la plupart à se perpétuer.
Source : Gallica

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