Résumé

H. Tahsin No man's land du droit des gens… (1936)

Il y a une compétence exclusive des Etats qui s'exerce dans le domaine purement interne, dans celui qui n'intéresse que l'Etat et ses sujets. Nous avions démontré qu'il ne s'agissait pas ici de cette compétence. Quant à la compétence internationale, elle est en elle-même exclusive, par le fait même qu'elle est discrétionnaire dans la mesure du silence du droit international et comme le dit M. Scelle (7) : « Toute compétence discrétionnaire est exclusive parce que l'individu, sujet de droit, muni de la compétence peut seul vouloir quelque chose. »
Source : Gallica

H. Tahsin No man's land du droit des gens… (1936)

Le juge jouit dans la limite de sa compétence d'une plus grande irresponsabilité que le législateur, et cela lui fait perdre le sens de la mesure auquel les justiciables sont très sensibles, d'où l'adage bien connu : « Que Dieu nous préserve de l'équité des Parlements ! », ou encore la terrible accusation que Danton portait contre les juges : « Tous les hommes de loi sont d'une aristocratie révoltante. Ceux qui se sont fait un état de juger les hommes étaient comme les prêtres. Les uns et les autres ont éternellement trompé le peuple (46) . »
Source : Gallica

H. Tahsin No man's land du droit des gens… (1936)

Lorsqu'on statue sur la base de l'équité, c'est la conscience juridique qui indique directement la solution (4) . C'est ce qu'on exprime autrement en disant que le droit est une norme préalablement posée, a priori, tandis que la solution d'équité est donnée toujours a posteriori.
Avec la Justice, l'équité a encore une intimité plus grande, car elle n'est que l'application dans un cas concret de l'idée de justice. Comme dit M. de Geouffre de Lapradelle, « qui dit justice dit équité, l'équité varie d'espèce en espèce (5) . ».
Source : Gallica

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