Résumé

Louis Pons La responsabilité internationale de l'État à raison de dommages causés sur son territoire aux étrangers… (1936)

Il va sans dire qu'un Etat est parfaitement libre d'appliquer ici l'égalité de traitement. Rien ne peut l'empêcher d'accorder aux étrangers des droits supérieurs à ceux que leur confère le droit international. Tout geste de libéralité à l'égard des étrangers est une attitude conforme au progrès juridique. Cependant, on ne peut, selon nous, voir dans cette pratique une obligation de droit des gens. L'Etat qui a respecté les droits internationaux de l'étranger n'est absolument tenu à rien de plus, à moins qu'il se soit obligé par des conventions particulières.
Source : Gallica

Louis Pons La responsabilité internationale de l'État à raison de dommages causés sur son territoire aux étrangers… (1936)

En l'absence d'une organisation super-étatique que nous voyons à peine ébauchée de nos jours, on ne peut provoquer continuellement la susceptibilité des gouvernements par des litiges multiples et incessants. Et il est difficile d'imposer aux Etats envers de simples individus des obligations que nulle force internationale ne viendra les contraindre à exécuter. Il n'est pas contestable que l'individu isolé se trouve dans une position d'infériorité en face d'un Etat puissant et jaloux de ses prérogatives dans un litige où de graves intérêts politiques peuvent même être engagés.
Source : Gallica

Louis Pons La responsabilité internationale de l'État à raison de dommages causés sur son territoire aux étrangers… (1936)

Un Etat est responsable du dommage causé à un étranger par suite d'un déni de justice. Il y a déni de justice quand il y a refus, délai injustifié ou obstruction d'accès aux tribunaux, insuffisance flagrante dans l'administration de la justice, manque à assurer les garanties généralement reconnues comme indispensables à la bonne administration de la justice, ou jugement manifestement contraire à l'équité. Une erreur commise par un tribunal national, et qui ne cause pas d'injustice manifeste n'est pas un déni de justice.
Source : Gallica

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