Résumé

Philippe Develle La concession en droit international… (1936)

Si la concession est souvent pour une grande puissance un moyen d'influence, entre l'usage légitime d'une semblable situation et l'abus, il n'y a qu'un pas. Certains Etats le franchissent aisément, la concession accordée à quelqu'un des siens n'a pas été sollicitée pour tirer de son exploitation un profit légitime mais souvent pour préparer des immixtions ultérieures. Toute nation soucieuse de garantir sa souveraineté doit se prémunir contre ce péril. Aussi s'efforce-t-elle de restreindre l'exercice de la protection diplomatique.
Source : Gallica

Philippe Develle La concession en droit international… (1936)

La concession n'est point, soulignons-le encore, qu'une propriété privée accordée à un particulier dans son intérêt exclusif; c'est surtout la contre-partie d'une collaboration, partiellement contractuelle et partiellement réglementaire, à une tâche d'utilité générale. Le droit international ne lui dénie pas ce caractère, il admet, à l'instar du droit interne, que le concessionnaire aux prises avec des difficultés spécialement graves, doit recevoir un concours du concédant.
Source : Gallica

Philippe Develle La concession en droit international… (1936)

De plus, le seul fait d'ajouter l'handicap d'une action de l'Etat sur le marché en ne plaçant pas un organisme sur un pied de complète égalité avec ses concurrents, c'est-à-dire sous la forme d'une concession bénéficiant d'une situation préférentielle ou exclusive, viole les dispositions du contrat de Saint-Germain. S'abstenir de réglementer ne suffit pas. Il y a infraction à la Convention Internationale si la liberté commerciale n'est plus effective.
Source : Gallica

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