Résumé

Albert Dreyfus Étude juridique de la concession de travaux publics… (1896)

L'administration voulant faire exécuter des travaux d'utilité publique par voie de concession a le choix entre deux procédés différents : elle peut soit traiter de gré à gré avec les particuliers, soit recourir à l'adjudication. Les règles posées par le décret de 1882 en matière de travaux publics ne s'appliquent plus lorsqu'il s'agit de concession. Au terme de ce décret, l'adjudication avec publicité et concurrence devrait être la forme ordinaire des
contrats passés avec les entrepreneurs, le marché de gré à gré n'intervenant que dans des cas exceptionnels.
Source : Gallica

Albert Dreyfus Étude juridique de la concession de travaux publics… (1896)

La première pensée qui vient à l'esprit quand on recherche la caractéristique du contrat de concession, c'est qu'en vertu de ce contrat, la personne qui exécute le travail, au lieu de trouver sa rémunération dans un prix payé une fois pour toutes par l'administration comme dans l'entreprise, se rémunère au moyen de péages perçus sur les particuliers. C'est à ce critérium que s'attachent presque tous les auteurs.
Source : Gallica

Albert Dreyfus Étude juridique de la concession de travaux publics… (1896)

Nous ne donnerons ici de la concession de travaux publics qu'une idée très générale, dans le seul but de marquer sa place et son rôle parmi les autres modes d'exécution de travaux publics et en réservant pour des chapitres ultérieurs la détermination de ses caractères et de ses effets.
L'entrepreneur ordinaire de travaux publics est lié à l'administration par un contrat de louage d'ouvrage : il exécute son travail, il reçoit son prix et son rôle est terminé. Celui du concessionnaire est
plus important et beaucoup plus complexe.
Source : Gallica

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