Résumé

John Hathaway Spencer L'interprétation des traités par les travaux préparatoires… (1934)

La règle se trouve aujourd'hui débarrassée de l'ancienne et fausse présomption d'après laquelle chaque terme était revêtu d'une signification absolue (3) et à cet égard elle se rapproche de la position plus réaliste adoptée par l'école historique qui veut que la volonté, âme de tout acte juridique anime la formule qui la révèle (4) . Mais il n'en est pas moins vrai que tout en reconnaissant l'existence de la volonté comme créatrice de l'acte juridique, l'interprétation doctrinale n'admet comme critérium que le texte lui-même.
Source : Gallica

John Hathaway Spencer L'interprétation des traités par les travaux préparatoires… (1934)

Les tribunaux judiciaires semblent s'être inspirés du désir de se justifier par l'assimiliation aux lois de leur compétence à l'égard des traités. Appert va jusqu'à dire qu'à défaut de cette assimilation, les tribunaux restent incompétents pour en connaître. De deux choses l'une, ou la loi est indispensable à cet égard, précisément à raison du caractère d'acte de puissance publique que revêt le traité, ou cette assimilation n'est pas nécessaire et la réception du traité dans le droit interne n'a plus de valeur et le traité reprend tous ses droits en tant qu'acte de puissance publique.
Source : Gallica

John Hathaway Spencer L'interprétation des traités par les travaux préparatoires… (1934)

Ici l'interdiction du recours aux travaux préparatoires ne jouant plus, il convient de rechercher dans quelle mesure ce recours peut influer sur l'interprétation définitive. Toujours est-il que la règle fondamentale : — « il n'est pas permis d'interpréter ce qui n'a pas besoin d'interprétation » — s'impose dans ce sens qu'en se servant des travaux préparatoires, il ne faut pas parvenir à une interprétation qui dépasserait celle qui découle du texte lui-même.
Source : Gallica

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