Gustave Cunéo d'Ornano

Élements biographiques

Portrait de Gustave Cunéo d'Ornano Gustave Cunéo d'Ornano Le peuple et l'empereur (1875)

Une autre chose servit à conserver jusqu'au bout à Napoléon le coeur des masses : il ne connut pas la distinction impie de la bourgeoisie et du peuple. Jamais l'idée ne lui vint de partager le pays en riches et en pauvres, de se donner aux uns, de se défier des autres. Appliquant à la société son principe de tactique, il fit de tous les enfants de la France une seule masse , la grande nation, la grande armée, qui respirait, il esc vrai, sous la mitraille, mais qui n'avait qu'un foyer, un drapeau, une âme.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Cunéo d'Ornano Gustave Cunéo d'Ornano Le Prince Napoléon et ses doctrines… (1879)

Mais les idées démocratiques ne sont qu'un vain mot, si leur triomphe ne tend pas au bien-être du plus grand nombre, à la satisfaction des intérêts légitimes du peuple. Une politique démocratique, c'est bien. Le pain quotidien assuré, c'est mieux. Et tel est aussi le sentiment de notre Prince. Au mois de mai 1858, dans son rapport sur l'Algérie, le prince Napoléon disait : « La sécurité est le premier besoin de toute société; c'est elle qui, en inspirant la confiance, anime le travail et amène le bien-être. »
Source : Gallica

Portrait de Gustave Cunéo d'Ornano Gustave Cunéo d'Ornano Le peuple et l'empereur (1875)

Dans sa proclamation aux Alsaciens, il ajoute enfin : « Mon drapeau ne s'incline que devant la majesté du peuple... Avec un grand peuple, on fait de grandes choses. J'ai une foi entière dans le peuple français. »
Louis-Philippe n'ose pas même poursuivre cet adversaire qui conteste la légitimité de son gouvernement à base étroite et qui, ne recherchant ni la violence, ni l'usurpation, ne demande qu'une chose : l'appel au peuple. Mais la tentative avortée de Strasbourg a donné aux esprits un nouvel élan. On reparle plus que jamais de l'Empereur.
Source : Gallica

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