Résumé

Le Peuple français à l'empereur… (1861)

Fondez dans les jours de paix et de prospérité que vous faites à la France, la grande et forte alliance de l'Ordre et de la Liberté. C'est dans le calme d'un règne éprouvé qu'il convient de façonner le pays aux luttes d'une tribune prépondérante et d'une presse indépendante, afin qu'il y soit fait quand viendront les agitations et les dangers d'un nouveau règne.
Quel temps sera plus favorable que le vôtre à cette éducation parlementaire de la France, à cette acclimatation de la liberté politique réconciliée, sous votre suprême direction, sous votre glorieux patronage, avec l'ordre social.
Source : Gallica

Le Peuple français à l'empereur… (1861)

Quand je m'applaudissais d'étouffer les voix des tribuns et de briser les plumes des pamphlétaires, je ne prévoyais pas ce funeste résultat de la suppression de la liberté politique : la mort de l'esprit public.
Le remède est pire que le mal. On combat les tribuns et les pamphlétaires avec la raison, avec la loi, s'il le faut ; et il n'y a pas d'armes pour vaincre l'inertie d'une nation que ses institutions ont désaccoutumée de toute initiative, et qui a désappris à agir en désapprenant à penser.
Source : Gallica

Le Peuple français à l'empereur… (1861)

La liberté politique est comme tous les instruments de ce monde. Elle ne sert qu'à la condition que les mains qui la manient en aient appris l'usage.
Ce n'est pas en un jour qu'on crée un esprit public : ce n'est pas davantage à l'improviste qu'on forme des hommes d'État d'initiative et des majorités parlementaires actives.
Ce sont là des résultats qu'on ne peut demander qu'au temps; car ils sont le produit de la longue pratique, de la sincère et complète expérimentation d'un régime qui assure l'action combinée de la Tribune et de la Presse sur le Gouvernement comme sur le pays.
Source : Gallica

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