Première lettre de M**** à M. le vicomte de Châteaubriand… (1816)
“ En Angleterre, un Membre des Communes ou de la Chambre-Haute fait abnégation de ses propres sentimens et vote toujours avec son parti. Il n'en va pas ainsi chez nous ; les opinions sont individuelles ; elles ne se groupent que par assimilation ; chacun vote à sa guise, tantôt d'un côté, tantôt d'un autre, et ne contracte pas d'engagement indissoluble. Cette indépendance est un point d'honneur pour un Français ; elle survit à toutes les autres libertés, et quand elle vient à cesser, c'est que le despotisme est à son comble, ou qu'un esprit de vertige s'est emparé des têtes. ”
