Résumé

Nemo Dédié au peuple : les trahisons… (1871)

Trahison, dites-vous! mais vous ne savez si vous devez y croire, et y croiriez-vous, vous devriez vous taire, au nom du salut du pays et de son honneur.
Hé bien, ce mot de trahison, je le retourne contre vous. Alors que vous accusez, je défends.
La trahison, elle est votre oeuvre, la guerre, c'est vous qui l'avez fermentée, depuis 1866, depuis Sadowa, depuis les victoires de la Prusse, chaque jour, dans votre presse, à la tribune, vous avez proclamé l'humiliation de la France, fait de la défaite de l'Autriche notre propre défaite, provoqué le souverain à l'appel de la nation aux armes.
Source : Gallica

Nemo Dédié au peuple : les trahisons… (1871)

Et vous, jeune et brillant dictateur, homme à la parole mâle, énergique, éloquente, vous, le seul homme émergé encore de ce chaos, vous lancez l'accusation, vous salissez l'homme qui pendant deux mois a soutenu la France et sa fortune, vous poussez le cri de Trahison. Vous le pouvez, car vous êtes le gouvernement de la défense nationale ; vous le pouvez, car ce nom vous donne la dictature ; vous le pouvez, car devant le péril de la Patrie nul n'a pu élever la voix contre vous. Vous êtes le gouvernement de la défense nationale !
Source : Gallica

Nemo Dédié au peuple : les trahisons… (1871)

Et maintenant, que parlez-vous de la trahison de Sedan et du crime de Metz ?
Oui, il y a la trahison de la fortune et le crime du malheur !
Après Wissembourg, après Froeschweiler, après Spicheren l'espérance de la France est venue se briser à des désastres sans nom. Des armées ont capitulé, un maréchal est valeureusement tombé, un Empereur a été fait prisonnier.
La douleur de la Patrie est grande, son péril est immense, l'union de tous ses enfants lui est nécessaire, les discordes civiles doivent se taire, les partis doivent disparaître.
Source : Gallica

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