Jean-Antoine Ferrier

Résumé

Jean-Antoine Ferrier Adresse à S. M. Napoléon III,.… (1868)

Et qu'on ne vienne pas dire à Votre Majesté, surprise par l'orage qui se prépare, ce mot célèbre consigné dans l'histoire : " Il est trop tard.... "
Si toutefois, Sire, j'avais le malheur, au détriment de votre dynastie et l'empire français, de n'être pas jugé digne d'arriver à vos pieds, afin de remplir ma mission, fidèle à mon serment, je resterais muet et tranquille, et dans mon dur silence j'attendrais avec peine que les événements viennent se dérouler, et que le futur, devenu présent, pose son sceau sur la réalité de mes innocentes et véridiques paroles.
Source : Gallica

Jean-Antoine Ferrier Adresse à S. M. Napoléon III,.… (1868)

A telle époque, de même, Sire, si je m'étais trouvé à Sainte-Hélène en 1820, époque de l'assassinat du duc de Berry, lorsque Napoléon Ier disait, selon son calcul, à côté du mien : « Avant 1850, la France sera en république ou cosaque, » ma méthode en main, ignorée de ce grand génie, comme de tous les savants, et après lui avoir fait l'analyse très exacte des divers changements qui devaient s'opérer en l'espace de 50 ans, lui aurait répondu mathématiquement : sire, " Ce sera en 1848 que la France sera en république; elle durera trois ans, au bout desquels, en 1851, l'Empire reparaîtra. "
Source : Gallica

Jean-Antoine Ferrier Adresse à S. M. Napoléon III,.… (1868)

Evitons avant tout que le Sénat moderne ne mérite les reproches adressés dans l'histoire au Sénat du premier Empire, qui, après s'être montré obséquieux jusqu'à la bassesse dans la prospérité du maître, est devenu sévère jusqu'à l'ingratitude quand vint pour l'Empereur le temps de l'adversité ; ne l'imitons pas, et ne perdons pas de vue le péril qui menace la société et l'Empire. "
D'après l'orateur, le péril était certain, il y tournait autour et restait à la porte. Par son silence, il nous laissa à désirer l'époque que je me propose de dévoiler à Votre Majesté.
Source : Gallica

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