Résumé

Sylvestre Poggioli Napoléon-Louis Bonaparte retenu en prison… (1846)

SIRE,
Ce n'est pas sans une vive émotion que je viens demander à Votre Majesté, comme un bienfait, la permission de quitter, môme momentanément, la France, moi qui ai trouvé depuis cinq ans, dans l'air de la patrie, un ample dédommagement aux tourments de la captivité: mais aujourd'hui mon père malade et infirme réclame mes soins, il s'est adressé, pour obtenir ma liberté, à des personnes connues par leur dévouement à Votre Majesté ; il est do mon devoir de faire de mon côté tout ce qui dépend de moi pour aller auprès de lui.
Source : Gallica

Sylvestre Poggioli Napoléon-Louis Bonaparte retenu en prison… (1846)

Un devoir sacré m'appelle auprès de mon père, et je dis au gouvernement ; Une circonstance impérieuse me force à vous demander comme un bienfait de sortir de France. Si vous m*accordez ma demande, comptez sur ma reconnaissance, et comptez-y d'autant plus que votre décision aura l'empreinte de la générosité ; car il n'y a aucun compte à faire de la reconnaissance de ceux qui auraient consenti à s'humilier pour obtenir un avantage.
Source : Gallica

Sylvestre Poggioli Napoléon-Louis Bonaparte retenu en prison… (1846)

Croyez que ma reconnaissance ne manquera jamais aux hommes généreux qui, dans des circonstances si pénibles, m'ont tendu une main amie.
Maintenant, je dois vous dire pourquoi je ne crois pas devoir signer la lettre dont vous m'envoyez le modèle. L'homme de coeur qui se trouve seul en face de l'adversité, seul en présence d'ennemis intéressés à l'avilir, doit éviter tout subterfuge, toute équivoque, et mettre la plus grande netteté dans ses démarches ; comme la femme de César, il faut qu'il ne puisse pas même être soupçonné.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature