Charles-Édouard Temblaire

Résumé

Charles-Édouard Temblaire Évasion du prince Napoléon-Louis Bonaparte… (1846)

Ceux qui liront celte lettre ne pourront s'empêcher de donner toute leur sympathie au fils si dévoué, au citoyen si profondément attaché à son pays, au prince si maître de lui et si digne dans la mauvaise fortune.
Il n'y avait plus rien à attendre du gouvernement pour le prince Napoléon-Louis, et c'eût été avec la courageuse résignation dont il a fait preuve pendant six longues années qu'il eût continué de subir sa captivité, si l'image de son père, seul et infirme sur la terre d'exil, appelant vainement son fils, n'eût été constamment devant ses yeux.
Source : Gallica

Charles-Édouard Temblaire Évasion du prince Napoléon-Louis Bonaparte… (1846)

Il est des limites que. le soin de mon honneur m'interdit de franchir. Je mourrai en prison si des rigueurs sans exemple m'y condamnent, mais on ne m'amènera jamais à abaisser mon caractère. Mon père, d'ailleurs, qui a porté dans la bonne et la mauvaise fortune un coeur si ferme et si constant, mon père qui a pris pour devise : Fais ce que dois, advienne que pourra, mon père, j'en suis sûr, trouverait ma liberté achetée trop cher, si elle l'était au prix de ma dignité et du respect que je dois à mon nom.
Source : Gallica

Charles-Édouard Temblaire Évasion du prince Napoléon-Louis Bonaparte… (1846)

Le prince Napoléon-Louis s'est évadé de la citadelle de Ham le 25 mai 1846, à huit heures du matin, et cette nouvelle, se répandant en France, a provoqué une joie générale. Toutes les opinions, toutes les classes de la société ont applaudi à l'audace de cette entreprise ; le peuple surtout a été heureux du succès. Le prince n'est-il pas le neveu, le cligne représentant de celui auquel il a voué un culte que les années, qui s'écoulent, ne font qu'augmenter!
Source : Gallica

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