Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis

Résumé

Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis Lettre de Mme de Genlis à M. de Chartres… (1839)

Non, j'en suis certaine, le fond de votre coeur, vos principes et vos opinions sont les mêmes. Vous ! prétendre à la royauté ! devenir un usurpateur pour abolir une république que vous avez reconnue, que vous avez chérie, et pour laquelle vous avez combattu vaillamment ! et dans quel moment? quand la France s'organise, quand le gouvernement s'établir*, quand il paraît se fonder sur les bases solides de la morale et de la justice.
Source : Gallica

Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis Lettre de Mme de Genlis à M. de Chartres… (1839)

Pourriez-vous, en montant sur ce trône sanglant et renversé, vous flatter même de donner la paix à la France? Non, sans doute: la prolongation de la guerre extérieure, et, de plus, la guerre civile dans toutes les parties de l'empire, seraient les funestes fruits de cette odieuse usurpation. La France, en reprenant la royauté, légitime elle-même les prétentions du frère de Louis XVI. Si le trône est relevé , c'est à lui qu'il appartient.
Source : Gallica

Stéphanie-Félicité Du Crest comtesse de Genlis Lettre de Mme de Genlis à M. de Chartres… (1839)

Quel serait le degré de confiance que la, France pourrait accorder à un roi constitutionnel de vingt-trois ans qu'elle aurait vu, deux ans auparavant, ardent républicain et le partisan le plus enthousiaste de l'égalité ? Un tel roi ne pourrait-il pas, tout aussi bien qu'un autre, abolir insensiblement la constitution, et devenir despote? D'auprès les idées reçues en général, il y a moins d'intervalle de la royauté, quelle qu'elle soit, au despotisme, que du gouvernement démocratique à la royauté la plus mitigée.
Source : Gallica

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