Résumé

Honoré Hugues Berriat Lettre au roi sur la nomination aux emplois… (1831)

Sire, au nom de la patrie repoussez comme un présent funeste, comme le plus pernicieux héritage de l'ancienne monarchie, ce triste privilège. Il n'est bien souvent que celui de comprimer l'affection des bons Français ; de répandre l'amertume au sein de ceux qui ayant bien mérité de vous et de l'état , se voient tous les jours, dans la carrière qu'ils ont embrassée , heurtés , foulés aux pieds par l'intrigue, l'égoïsme et l'incapacité.
Source : Gallica

Honoré Hugues Berriat Lettre au roi sur la nomination aux emplois… (1831)

Hé ! que ne doit-elle pas espérer de l'homme généreux qui, aux jours du malheur et de la proscription, Français avant tout, eut le courage de languir dans l'obscurité plutôt que de mendier les secours de l'étranger ; que ne doit-elle pas attendre du prince éclairé que la corruption des cours et le poison de la flatterie trouvèrent toujours inaccessible; du philanthrope qui, placé au faîte de la grandeur, n'a point oublié qu'il est homme, et que le premier devoir d'un roi est de se dévouer au salut de la patrie et au bonheur de ceux dont la destinée lui fut confiée.
Source : Gallica

Honoré Hugues Berriat Lettre au roi sur la nomination aux emplois… (1831)

Du reste, il n'est nullement question ici de ravir au trône de Votre Majesté l'un de ses ornemens, d'enlever à la couronne l'un de ses fleurons les plus brillans ; mais seulement de rendre l'exercice de sa prérogative plus saint aux yeux de la nation, plus salutaire et plus avantageux au prince et à la patrie, au prince, en le défendant contre des sollicitations et des manoeuvres qui pourraient le faire errer dans ses choix; à la patrie, en lui garantissant que tous les sacrifices qu'elle s'impose tourneront à son avantage
Source : Gallica

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