Résumé

Portrait de Jean Féron Jean Féron La valise mystérieuse

Néanmoins, je ne sais qui ou quoi me retient d’aller frapper à votre porte de sortie !
— Décidément, Maître Tonnerre, je ne vous comprends plus ! dit Alpaca en haussant les épaules avec mépris. Vous devenez une énigme, ajouta-t-il.
— Pourquoi ça ?
— Parce que ce matin encore, vous me répétiez sans cesse — au point que j’ai encore vos jérémiades aux oreilles — que vous donneriez votre vie passée pour une simple crêpe au lard, et que, à présent, vous vous dites impatient de gagner sur l’heure l’autre monde où, je vous le garantis, la crêpe au lard est ignorée.
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Portrait de Jean Féron Jean Féron La valise mystérieuse

Demain, entre trois et quatre heures de l’après-midi, vous vous rendrez à l’Île Sainte-Hélène que vous traverserez. Vous dirigerez ensuite vos pas vers l’extrémité est de l’Île dans un endroit désert de la rive. Une fois là, vous aurez l’œil et l’oreille aux aguets. Vous entendrez la chute d’un corps à l’eau et, ce bruit guidant vos pas, vous découvrirez flottant sur l’eau le corps inerte d’une jeune fille...
— Ho !... s’écrièrent Alpaca et Tonnerre en sursautant.
— Et cette jeune fille, continua Henriette avec un sourire tranquille... ce sera moi !
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Portrait de Jean Féron Jean Féron La valise mystérieuse

Alpaca dit :
— Gare à nous... nous sommes surveillés !
— Nous nous gardons ! répliqua Tonnerre. Mais gare à lui... gare à tous !
Et sans plus un mot ils accélérèrent le pas.
En tournant sur la rue Dorchester ils se heurtèrent à un jeune homme qui, lui aussi, marchait à une vive allure.
Le choc fut si violent et si inattendu que Tonnerre perdit l’équilibre et tomba lourdement sur le trottoir non sans lâcher un juron énorme.
Quant à l’inconnu, il n’avait fait que chanceler un peu et reculer de deux pas.
— Vous êtes donc aveugle, vous ? demanda Alpaca.
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